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Désengagement au travail : et si le problème venait des entreprises ?

Presse

20 mai 2026

Après avoir sondé la perception de l’entrepreneuriat et l’image des entrepreneurs en France, une nouvelle étude menée par l’Ifop pour le collectif d’entrepreneurs Axtom s’intéresse cette fois au rapport des Français à leur entreprise et à leur travail. Elle révèle qu’une majorité de salariés restent profondément attachés à leur organisation et que, contrairement à l’idée d’un désengagement généralisé, ils considèrent leur contribution comme une aventure partagée… à condition d’y être pleinement intégrés et associés.

Dans quelles circonstances les salariés se sentent-ils réellement impliqués ? Qu’est-ce qui nourrit leur attachement à l’entreprise ? Et comment concilier engagement collectif et aspirations personnelles dans un monde professionnel en mutation ? Cette étude Axtom-Ifop offre un éclairage inédit sur les leviers d’un engagement durable, proposant une lecture nuancée et globalement positive de la relation des Français à leur environnement professionnel.

 

5 enseignements clés en synthèse

5 enseignements clés en synthèse

Le travail, d’abord une aventure collective

Le travail, d’abord une aventure collective

59 % des salariés (57 % des hommes vs 62 % des femmes) considèrent leur réussite professionnelle comme une aventure à construire ensemble. Le collectif demeure un repère central, toutes générations confondues. Une minorité importante (41 %) a toutefois un regard plus individualiste, surtout chez les hommes (43 % vs 38 % des femmes).

Engagement : le niveau d’implication pèse davantage que le facteur générationnel.

Engagement : le niveau d’implication pèse davantage que le facteur générationnel.

67 % des moins de 30 ans se déclarent engagés, contre 72 % des plus de 40 ans, un écart limité au regard de l’impact de la participation : 89 % des salariés consultés sur les décisions importantes se disent engagés, contre 65 % seulement lorsqu’ils ne le sont pas.

Les jeunes ne rejettent pas l’entreprise, mais la quittent plus vite

Les jeunes ne rejettent pas l’entreprise, mais la quittent plus vite

les moins de 30 ans sont aussi nombreux que leurs aînés à valoriser le collectif (58 %), mais 35 % ne se projettent plus dans leur entreprise à deux ans.

La majorité des salariés (52 %) cherchent avant tout à concilier contribution collective et épanouissement individuel.

La majorité des salariés (52 %) cherchent avant tout à concilier contribution collective et épanouissement individuel.

Seuls 22 % déclarent remplir une mission strictement professionnelle, sans implication particulière. Seuls 22 % déclarent remplir une mission strictement professionnelle, sans implication particulière.

Les salariés veulent contribuer activement au succès et au fonctionnement de leur entreprise

Les salariés veulent contribuer activement au succès et au fonctionnement de leur entreprise

quand ils sont impliqués et consultés, plus de 9 sur 10 veulent faire avancer leur entreprise (93 %).

Cette étude rappelle une évidence trop souvent négligée : l’engagement des salariés repose avant tout sur le collectif. Les salariés ne demandent pas moins d’entreprise, mais « mieux d’entreprise » : un environnement professionnel qui les associe aux décisions, reconnaît leur contribution et leur donne envie de construire ensemble. Dans un contexte de tensions sur l’attractivité et la fidélisation des talents, renforcer ce lien collectif par l’association aux décisions et à la reconnaissance n’est pas un luxe, c’est un levier stratégique. Il permet de mobiliser tous les profils, de dépasser les clivages générationnels ou territoriaux et de transformer le sentiment d’appartenance en performance durable.

Jérémie Benmoussa

Directeur général et associé d’Axtom

Le travail, d’abord une aventure collective

À contre-courant d’une société souvent perçue comme de plus en plus individualiste, près de six salariés sur dix (59 %) voient leur travail comme une aventure collective, où les succès se construisent ensemble. Ils sont d’ailleurs 68 % à déclarer être déjà consultés ou à souhaiter l’être davantage lors des décisions importantes, signe d’une attente forte de participation à la vie de l’entreprise.

 

Cette approche collaborative est particulièrement marquée dans les grandes structures (63 %), tout en restant majoritaire dans les TPE (56 %). Elle s’impose surtout chez les salariés qui se sentent réellement intégrés à un projet commun (63 %) ou consultés dans les décisions importantes (72 %), confirmant que l’intégration et la participation constituent des leviers centraux de sens et d’engagement collectif.

À l’inverse, le travail perçu comme une aventure strictement individuelle (41 %) prédomine chez les salariés exclus du collectif (62 %) ou peu consultés (45 %), soulignant combien l’absence d’implication peut fragmenter le rapport à l’entreprise et réduire l’engagement. Des différences apparaissent également selon le genre et la localisation : les femmes sont plus nombreuses à voir le travail comme collectif (62 % contre 47 % des hommes), tout comme les salariés de province (60 % contre 56 % en Île-de-France). Ainsi, la perception collective du travail n’est pas uniforme. Les organisations capables de consulter leurs équipes et de donner un véritable rôle dans la réussite commune ont plus de chances de nourrir un engagement durable et partagé.

 

Dans l’ensemble, 77 % des salariés se disent concernés par les succès et les difficultés de leur entreprise. Cet attachement atteint des niveaux très élevés chez les salariés consultés lors des décisions stratégiques (96 %). À l’inverse, seuls 31 % des salariés non consultés se disent concernés, révélant un décrochage massif dès lors que la participation fait défaut. Même constat sur l’engagement : 71 % des salariés se déclarent engagés (note de 7 à 10), une proportion qui grimpe à 89 % chez ceux qui sont consultés et à 79 % chez ceux qui perçoivent leur travail comme une aventure collective.

 

Un engagement élevé dans l’ensemble du salariat avec toutefois des écarts significatifs : 80 % des managers se disent engagés, contre 67 % des non-encadrants et 72 % des salariés de province contre 68 % en Île-de-France. La taille de l’entreprise influence également la projection dans le temps : 71 % des salariés des grandes entreprises se voient encore dans leur structure dans deux ans, contre 61 % dans les TPE, où les perspectives d’évolution peuvent paraître moindres.

 

L’engagement au travail : plus qu’une question d’âge

Contrairement aux idées reçues, la perception du travail comme une aventure collective ne varie pas selon l’âge : 58 % des moins de 30 ans comme des plus de 40 ans partagent cette vision. En revanche, les jeunes actifs se distinguent par une plus grande mobilité projetée : 35 % des moins de 30 ans ne se voient plus dans leur entreprise d’ici deux ans, contre 18 % des 40-49 ans et 17 % des 50-59 ans. Cette instabilité n’exprime pas un rejet du travail ou de l’entreprise, mais une recherche d’équilibre et de perspectives d’avenir.

 

L’étude Axtom-Ifop montre en effet que la majorité des salariés (52 %) cherchent avant tout à concilier contribution collective et épanouissement individuel. Cette attente est particulièrement marquée chez les femmes (58 % contre 47 % des hommes) et dans les grandes entreprises (57 % versus 47 % dans les TPE). À l’inverse, seuls 22 % des salariés déclarent remplir une mission strictement professionnelle, sans implication particulière, une posture minoritaire, mais nettement plus présente chez les salariés non intégrés à un collectif (40 %), non consultés (25 %) ou non engagés (38 %).

 

Ces résultats éclairent la corrélation étroite entre engagement et fidélité : 74 % des salariés engagés se projettent encore dans leur entreprise à deux ans, contre seulement 45 % des salariés non engagés. Le sentiment d’appartenance à un collectif et la participation aux décisions apparaissent ainsi comme des facteurs décisifs de fidélisation et de motivation.

 

Tous profils confondus, la participation aux décisions transforme radicalement le rapport à l’entreprise :

  • 96 % des salariés consultés se sentent concernés par sa réussite,
  • 92 % sont fiers d’en faire partie,
  • 89 % se déclarent engagés,
  • 79 % se projettent encore dans leur entreprise à deux ans.

 

Ces tendances semblent confirmer que l’implication n’est pas une question générationnelle ou de genre mais de gouvernance et de culture d’entreprise.

 

Prendre part, agir, s’engager : le nouveau visage du salarié

 

Les salariés ne se contentent pas d’être attachés à leur entreprise : ils veulent agir concrètement pour contribuer à son succès. 86 % déclarent chercher à apporter des solutions lorsque des difficultés surviennent, un comportement légèrement plus prononcé chez les plus de 40 ans (86 %) que chez les moins de 30 ans (83 %), et aussi important chez les hommes que chez les femmes (85 %).

Cette volonté d’action se traduit également par la prise d’initiatives pour améliorer le fonctionnement ou les résultats : 71 % des salariés s’impliquent ainsi, mais l’écart entre hommes (74 %) et femmes (68 %) révèle une différence de posture face au passage à l’action. Les salariés intégrés au collectif et consultés dans les décisions sont les plus proactifs (75 %), soulignant une nouvelle fois le rôle clé de la participation dans l’engagement réel.

 

Le sentiment d’impact sur la réussite collective est partagé par 70 % des salariés, avec là encore une différence sensible de genre : 71 % des hommes contre 68 % des femmes. Cette perception reste par ailleurs plus forte chez ceux qui se sentent inclus dans un projet collectif (76 %) ou consultés (90 %).

 

Enfin, la moitié des salariés (50 %) souhaitent assumer davantage de responsabilités managériales ou hiérarchiques. Cette aspiration est particulièrement marquée chez les hommes (57 %), les moins de 30 ans (58 %) et les salariés régulièrement consultés (71 %). Les femmes expriment cette ambition de manière plus modérée (44 %), ce qui peut refléter une approche plus prudente, ou un phénomène d’auto-censure lié à la perception de légitimité dans les fonctions managériales (cf. syndrome de l’imposteur).

 

L’engagement se manifeste par l’action et l’initiative, mais sans que son expression varie – ou à la marge – selon l’âge, le genre et la participation au collectif. La consultation et l’intégration dans les décisions restent les leviers essentiels pour transformer motivation et attachement en contributions concrètes à la réussite collective.

Méthodologie : l’enquête a été menée auprès d’un échantillon de 2 805 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 7 au 19 novembre 2025.

A propos d’Axtom

Fondé en 2015, Axtom est un collectif d’entrepreneurs associés qui accompagne les entreprises et les collectivités dans leur développement immobilier et économique. Il se distingue par une synergie forte entre ses 4 métiers portés par Ancoris, Axdev, Axess et Foncières & Territoires. Conseil et aménagement des territoires, développement immobilier, construction, gestion d’actifs : Axtom propose des solutions sur-mesure adaptées aux enjeux de ses clients et répondant aux défis environnementaux contemporains. Fort d’un maillage de 31 filiales dans toute la France et 3 en Europe, le groupe qui compte 275 collaborateurs dont 46 associés, intervient sur l’ensemble du territoire national et à l’international avec 4 140 entreprises accompagnées et près de 2 millions de m² livrés ou en cours. Axtom se définit par l’instinct d’entreprendre. Un instinct partagé par toutes les entités et leurs collaborateurs.

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